Unreal: la série incontournable de l’été

Cette série qui a débuté en juin et dont la première saison s’est terminée début août est LA série événement de l’été! Et je peux vous assurer que vous n’allez pas être déçus. Je l’ai finie en une semaine alors que je n’avais pas « binge watché » depuis ma découverte de la série Sherlock en décembre.

Contrairement à son titre, Unreal parle de la vérité qui se cache dans les coulisses de la télé-réalité et en fait une critique acerbe. Et notamment celle du programme où un prétendant riche doit choisir entre plusieurs candidates. Cette version du Bachelor se nomme « Everlasting » dans la série. Traduction pour « à jamais », comme on en trouve souvent dans les contes. Sauf qu’ici, on se rend compte que malgré ce que la télé-réalité veut nous faire croire, le prince charmant n’a rien de charmant. Ayant très bien compris que tout n’était qu’un jeu, il ne prend rien au sérieux. Chaque candidate est sélectionnée pour avoir une « étiquette » dans l’émission (« the vilain » par exemple). Elles sont aussi manipulées de tous côtés mais surtout par leur « producteur »/ »productrice ». Savoir comment ces derniers s’y prennent m’a vraiment impressionné. Ce(tte) dernier(re) est censé(e) aider les candidates dans la série, mais bien souvent il/elle n’est là que pour faire de la fille ce qu’il/elle veut. Certaines candidates comprennent d’ailleurs bien le jeu et peuvent devenir elles-mêmes manipulatrices. La série se révèle donc être très réelle sur cet univers, d’autant plus que l’une des productrices, Sarah Gertrude Shapiro, a aussi produit neuf saisons du Bachelor!

Un univers féminin

La première impression que donne la série, c’est que l’univers est très féminin. En effet, la productrice du talk-show n’est autre qu’une femme: Quinn King (Constance Zimmer). Personnage d’une femme puissante, qui dirige tout le plateau et qui en oublie les vrais sentiments pour faire de l’audimat (comme tous les gens dans ce milieu!). Notons aussi le jeu de mots sur son nom Quinn (Queen) et King ! L’un des autres personnages principaux, c’est Rachel Golberg (Shiri Appleby), qui revient sur le plateau de tournage après une saison précédente pleine de remous pour elle. Rachel est l’un des coachs. Et comme les autres, son seul but est que les filles qui sont sous son aile parviennent en finale. Plus une fille va loin, plus son coach a de l’argent! On trouve aussi les nombreuses prétendantes, qui veulent épouser le bachelor! Chaque personnage est bien étudié, et leurs sentiments sont très bien compris, bien traduits et bien interprétés. L’une des raisons est certainement le fait que que la série est dirigée par deux femmes:  Marti Noxon et Sarah Gertrude Shapiro. Marti Noxon, étant déjà connue pour avoir travaillé sur Buffy contre les vampires.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la série a beaucoup été qualifiée de féministe (n’exagérons rien ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de personnages féminins et que la série est dirigée par des femmes qu’elle est féministe…)

La place des hommes

Ce serait le petit défaut dans cette série selon moi. Car les personnages masculins ne sont pas forcément à leur avantage. Si ce n’est peut-être Jérémy (Josh Kelly), ancien petit ami de Rachel qui se trouve aussi sur le plateau. Les deux autres personnages principaux sont dépeints comme des « connards ». Tout d’abord, il y a le prétendant, Adam Cromwell (Freddie Stroma), qui oscille entre le « connard »/fils à papa tout en faisant preuve à quelques moments de sentiments. A sa décharge, l’émission n’est qu’un jeu pour lui, et un moyen de redorer son image. Ensuite on trouve Chet Wilton, le big boss, qui détient les droits sur l’émission alors qu’il ne bouge pas le petit doigt! Mais c’est son comportement envers les femmes qui est le plus mis en avant. Impossible pour lui de penser avec autre chose que son pénis. Il trompe donc sa femme, et se révélera être un de ses hommes qui de toute façon est incapable de fidélité.

J’ai parfois eu le sentiment que les personnages masculins étaient un peu caricaturés comme des salauds qui ne pensent qu’à eux. Alors que les femmes, même les plus indépendantes et fortes, vont se révéler n’être au fond que des petits êtres transis d’amour. C’est vraiment le bémol que je trouverais à la série, car on ressent encore cette dualité qui voudrait que toutes les femmes deviennent facilement éperdument amoureuses alors que pour les hommes ce n’est pas le cas! Il faut aussi savoir que je suis très attachée à ce détail. Cela ne m’empêche pas de vous recommander cette série, surtout si vous voulez connaître l’envers du décor de la télé-réalité!

Elle a été diffusé sur la chaîne américaine LifeTime ; une deuxième saison est prévue!

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Passionnée par l'écriture, j'ai fait des études de journalisme et me voilà maintenant journaliste freelance et rédactrice (c'est un peu comme une vie de saltimbanque avec de la déontologie et un peu de sérieux en plus!). Parfois aussi je prends ma caméra et j'arrive même à en faire des reportages.

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