Vous aimez boire un verre d’alcool ? Participez à l’enquête ouverte de Médor

À partir du 23 avril, et jusqu’au 30 juin, le « trimestriel belge d’enquêtes et de récits » Médor vous invite à participer à une enquête « ouverte » pour aider ses journalistes à répondre à la question : « peut-on réussir sa vie en Belgique sans picoler ? ».

Si la question se veut provocante, elle a directement le mérite d’interroger l’évident, le peu questionné, le routinisé, tant l’alcool se trouve partout. Médor, spécialiste de l’investigation, joue ici carte sur table pour obtenir des témoignages, des données, des récits, qui permettront à ses journalistes de réaliser un travail plus large sur la question de « l’alcool banal », la traiter sous différents angles, pour informer tout en faisant réfléchir, ce dont ils ont fait leur spécialité en deux ans d’existence.

Si l’appel est très ouvert, et un peu flou, on imagine tout le potentiel du thème pour traiter de questions sociales comme d’enjeux économiques ou politiques, lorsque les journalistes annoncent, l’air de rien, « Bref, une chose est sûre, que vous soyez patron d’AB-Inbev, conseiller communal abstinent, flic sous pression ou prêtre en burn-out, vous avez tous quelque chose à nous dire. ».

Pour participer, rendez-vous sur le site dédié de Médor. Quant à la diffusion du résultat de ce large dispositif participatif, cela se passera dès le numéro de l’été… en s’autorisant à le savourer un verre d’alcool à la main, au soleil ?

Au passage, si vous ne les avez pas encore lus, vous trouverez sûrement de quoi rassasier votre soif d’infos et d’enquêtes dans les deux derniers numéros de Médor.

Au menu du n° 9, qui s’affiche au travers de belles expériences typographiques, Pairi Daiza, la success story animalière wallonne, son public abondant, ses nuisances et ses riverains excédés, mais aussi un article sur la prostitution et les services de spécialistes du BDSM (je vous laisse chercher sur Google vous-même, si besoin), ainsi qu’un autre sur les « dérives du bio » qui semblent inévitables vu la demande croissante et l’intérêt que le bio éveille chez les acteurs de la (grande) distribution.

Quant au n° 10, il s’intéresse aux sympathies d’une partie de l’extrême-droite flamande pour la Russie, aux effets (limités et contestables) des mesures qui visent à accélérer la digitalisation des écoles ou encore aux potentielles conséquences néfastes des parcs éoliens installés au large de la côte belge. On y trouve aussi, notamment, un article sur les tentatives de La Libre Belgique de transformer son activité pour pouvoir survivre dans les années à venir, malgré la chute du nombre de numéros papier vendus, ainsi qu’un article sur le Musée de Tervueren, et sa tentative de repenser son identité, en révisant de fond en comble une exposition permanente restée inchangée… depuis 1959, autrement dit depuis des temps très lointains !

Médor : les yeux ouverts. Trimestriel belge d’enquêtes et de récits, n° 9, hiver 2017-2018, 17 €. ISSN : 2466-6718.

Médor : les yeux ouverts. Trimestriel belge d’enquêtes et de récits, n° 10, printemps 2018, 17 €. ISSN : 2466-6718.

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Je n'aime pas parler de moi. Ce qui ne devrait pas être un problème vu que c'est peu probable que vous vouliez lire sur ce sujet. Par contre, j'aime bien écrire sur tout ce qui suscite ma curiosité, m'amuse ou m'interpelle. Parfois aussi les trucs que j'aime pas, pour vous mettre en garde, ou vous effrayer. Dur à dire.

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